Entrevue avec Érick D’Orion pour l’album « 1948 » [KOHL 030]

Artiste audio, en installation et en nouveaux médias, compositeur/musicien autodidacte, concepteur sonore pour les arts de la scène et commissaire audio résidant à Montréal. Érick D’Orion, concentre en bonne partie ses recherches audio sur le maximalisme numérique, il effectue un travail qui se rapproche étroitement du noise, de la musique concrète, du free jazz et de l’électroacoustique. Voici une entrevue pour l’album 1948 [KOHL 030] qui résulte d’une collaboration entre lui et Martin Tétreault.

KR – Comment a débuté ce projet entre toi et Martin Tétreault?

Simplement en fait! Je venais tout juste de m’acheter une série d’albums sur les racines de la musique électronique, la compilation Forbidden planetes- Music From The Pioneers Of Electronic Sound https://www.discogs.com/fr/Various-Forbidden-Planets-Music-From-The-Pioneers-Of-Electronic-Sound/release/2230625

Lors d’un 5 à 7 au Cheval Blanc, je parle de ça à Martin. Il me dit en lien à cet album que j’écoutais dans cette période, qu’il était retombé sur une série de disques qu’il avait bricolé pour un projet de commande d’oeuvre avec le GRM en 2012. Ces disques sont des empreintes d’albums produits poar l’ORTF dans les années 50. Voici le projet initial: http://www.inagrm.com/martin-tetreault-presences-electronique-2012-0

Quelques jours après cette discussion, on m’a invité à participer à une soirée à la Casa del Popolo. Le principe était simple: 3 duo formé d’instrumentiste jumelé à un « électronique ». J’ai pensé à Martin et lui ai proposé comme piste de travailler sur les racines de la vieille musique électronique. Et puisque nous avions une journée de libre tout les deux avant le concert, nous sommes allé enregistrer des improvisations au studio de Nancy Tobin. 1948 est ainsi né.

KR – Comment travaillez vous ensemble pour construire votre musique? Est-ce de l’improvisation pur ou bien vous avez un ‘statement’ de départ?

Dans ce cas-ci, c’était de l’improvisation inspirée par une thématique de départ. Je ne travaille qu’avec comme matériel de base des échantillons des compositeurs de l’époque en y intriguant du no-input mixing board et Martin utilise ses disques bricolés, les empreintes de musique concrète.

KR – Comptez vous poursuivre ce projet dans le future et travailler de nouveau ensemble? 

Martin et moi avons joué au gré du hasard plusieurs fois ensemble depuis une quinzaine d’années. J’ai bien l’impression que nous allons continuer à travailler ensemble sans avoir rien de fixé, à moins bien sûr d’avoir des invitations pour des festivals ou autres projets de diffusion spécifiquement pour ce projet.

KR – Tu as je crois déménagé de Québec vers Montréal dans la dernière année, qu’est-ce qui a pousser cette décision? Et tu te plais à Montréal? 

Je suis arrivé à l’âge de 17 ans à Québec. J’ai maintenant 41 ans. Je suis déménagé à Montréal à un moment de ma vie et de ma carrière qui m’amenait naturellement à faire le geste. Profitant d’une bourse de résidence de 6 mois du CALQ au studio Cormier à Montréal, ça été le coup de grâce! Je continu à avoir beaucoup de projets à Québec, j’ai également ma fille de 13 ans qui demeure là, donc j’y retourne régulièrement. Être ici, c’est surtout d’être près de ma communauté artistique. La création audio, la musique expérimentale, le bruitisme, l’électroacoustique, etc. c’est vraiment à Montréal que ça se passe, même au Canada. J’avais souvent l’impression d’être seul dans ma gang.

Je tiens cependant à apporter un point: c’est pas comme si je découvrais une nouvelle ville! Mes premiers concerts au début des années 2000, c’était à la casa del popolo!

KR – Sur quoi travailles tu présentement à titre personnel Erick? Et quels sont tes projets futures?

J’ai la chance de jouer une ou deux fois par mois dans des soirées de musique improvisées ici et là Montréal, ce qui est toujours sympathique. Sinon, je travaille sur une série de compositions pour des courts métrage de mon ami et artiste Martin Bureau avec qui j’ai travaillé par le passé. Je travaille également en duo avec l’artiste Catherine Lalonde-Massecar, nous avons une approche interdisciplinaire qui nous amène à présenter des projets dans des centres d’artistes; prochain évènement avec l’organisme Folie Culture en septembre. Je prépare une performance solo pour le FME à l’automne, un trio poésie/vidéo/musique à Matane et en Haïti encore à l’automne, une suite à un projet sur Beethoven, etc. J’attends également une réponse pour un très gros projet en 2017 que je doit garder secret. Voilà!

 

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